3 août 2017 * Paul et Mike (prononcez pol et mique)

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Il est vient d'être décidé qu'Yvan Mayeur aurait lui aussi son buste.

C’est une tradition bien ancrée, la Ville de Bruxelles conserve un souvenir en trois dimensions de tous les bourgmestres qui se sont succédé à sa tête depuis l’indépendance de la Belgique en 1830. Passons sur les détails de leur emplacement. Souvenons-nous simplement que plusieurs ont donné leur nom à une place, une rue, une artère même quelconque  (Rouppe, de Brouckère, Van Volxem et Wyns, Anspach…) et quelques autres, il y en a dix-sept au total.

Et pour Yvan Mayeur, le piétonnier portera-t-il son nom ? Le suspense est intense mais, dans le monde politique, plus rien n’a la capacité d’étonner le citoyen moyen.

Quoi qu’il en soit, l’échevin du Patrimoine Geoffroy Coomans de Brachene (MR) affirme que Mayeur aura bien son buste comme les autres.

Qu’ils soient impliqués ou pas dans des affaires douteuses, voire de corruption, ces bourgmestres ont leur buste et, c’est…un droit.

Personne ne sait d’où vient cette idée alors que de nombreuses communes réalisent simplement un portrait de  leurs bourgmestres. Un buste coûte évidemment plus cher mais contribue à la notoriété de la Ville, comme généralement tous les actes de malveillance ou de corruption et assimilés).

Et, pour l’anecdote, c’est le bourgmestre concerné qui choisit l’artiste qui fera son buste.

Peut-être Arne Quinze ?

Pour l’anecdote, le dernier buste arrivé, il y a un an, est celui de Freddy Thielemans, qui avait démissionné fin 2013. Réalisé en marbre et installé sur un support identique à celui de ses prédécesseurs, il a coûté 67.000€.

Ainsi, depuis 1830, tous les bourgmestres en titre qui se sont succédé à la tête de la Ville de Bruxelles ont laissé une trace à l’hôtel de ville. Pour certains, ça s’apparente plus au chien qui lui aussi laisse parfois une trace…