breves1 (2)

9 août 2017

Et un de plus, un. Encore une "nouvelle brève du jour" puisque nous nous y habituons.

Que n’avait-on raison lorsqu’on disait il y a trois ou quatre ans que ce n’était que le début des attentats ou, si vous préférez, le début des actes commis par des déséquilibrés qui allaient se multiplier dans notre monde occidental.

Ce mercredi 9 mars 2017, une voiture a foncé sur des militaires dans une banlieue du nord-ouest de Paris, faisant 6 blessés avant de prendre la fuite.

Cette nouvelle attaque a eu lieu vers 08H00 en plein centre de Levallois-Perret. Elle a visé des militaires de l'opération Sentinelle chargée de la protection du territoire national.

La préfecture des Hauts-de-Seine a évoqué un "acte a priori volontaire", à propos de cet incident qui intervient quatre jours après une tentative d'agression ciblant des soldats de Sentinelle sur le site de la tour Eiffel à Paris.

Deux blessés sont dans un état sérieux même si leur pronostic vital n'est pas engagé, selon la préfecture de police de Paris.

L’attaque a eu lieu devant un casernement situé au centre de Levallois-Perret, selon Patrick Balkany, le maire de cette banlieue "calme et sécurisée", où selon lui, "il n'y a jamais eu d'incidents".

"C'est un véhicule (...) qui a accéléré très vite quand ils sont sortis", a-t-il déclaré sur la chaine de télévision BFM-TV.

La France est visée par une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 239 morts depuis janvier 2015, les derniers ciblant tout particulièrement les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques.

L'opération Sentinelle mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national, dont la moitié en région parisienne depuis janvier 2015.

L'emploi massif de soldats sur le territoire national fait débat, certains politiques - surtout à droite - et militaires s'interrogeant sur son efficacité par rapport à l'effort demandé aux armées, déjà très engagées sur les théâtres d'opérations extérieurs dans un contexte budgétaire tendu.

Plusieurs actions violentes, attribuées ou revendiquées par des islamistes, ont déjà visé des militaires ou des policiers français. Les soldats déployés dans le cadre de l'opération Sentinelle ont ainsi été la cible de plusieurs agressions, à Nice, en février 2015, à l'aéroport d'Orly en avril 2015 et en mars 2017, aux abords du musée du Louvre en février 2017.

Samedi, au pied de la tour Eiffel, un jeune homme admis en psychiatrie mais en permission de sortie a franchi un portique, sorti un couteau et bousculé un agent de sécurité. Interpellé, il a dit vouloir "commettre un attentat contre un militaire".

Le parquet antiterroriste saisi

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie mercredi de l'enquête sur les militaires renversés à Levallois-Perret, dans la banlieue de la capitale française, par une voiture qui a pris la fuite, a annoncé le parquet de Paris.

L'enquête a été ordonnée notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste", a précisé le parquet.

Au suivant… car ils sont peut-être encore des dizaines, des centaines voire peut-être des milliers à attendre leur tour ou leurs ordres pour agir.  

16 heures : Attaque à Paris: le Premier ministre français confirme l'arrestation d'un suspect sur l'autoroute A16, il s'agirait d'un certain Hamou B. Etonnant, non ?