3 août 2017 Paul et Mike (prononcez Pol et mique)

Bonne gouvernance

Le nouveau gouvernement wallon, emmené par le ministre-président Willy Borsus, a entériné le principe d'une réduction d'au moins 10% des effectifs des cabinets ministériels. La précédente équipe - qui comptait un membre de plus - employait 384 personnes. "Nous voulons réduire ce nombre d'au moins 10%", a souligné M. Borsus lors d'un point presse. "Mais s'il est possible de faire mieux, on fera mieux."

Les ministres ne pourront pas non plus engager des membres de leur famille, jusqu'au deuxième degré. Cela concerne donc les enfants, les parents ou les frères et soeurs, mais pas les neveux et nièces, ou les cousins et cousines. "C'est d'abord une question de principe: on ne veut pas prêter le flanc à des critiques", a relevé Willy Borsus. Le fait de s'arrêter au deuxième degré de parenté permettra qu'il n'y ait "ni avantage ni inconvénient pour les membres de la famille" des ministres. Le ministre de l'Agriculture, René Collin (cdH), a précisé que l'Assemblée nationale française venait justement de se doter d'une règle similaire, dans la foulée des scandales révélés durant la campagne présidentielle française. Il était en effet apparu que le candidat des Républicains, François Fillon, avait déclaré employer sa femme Penelope, alors que personne ne se rappelle l'avoir vue dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

René Collin quant à lui emploie pourtant son neveu à son cabinet son neveu. Mais bien évidemment, celui-ci avait été engagé à l'époque par Benoît Lutgen quand il était ministre wallon, sur concours, d'ailleurs rappelle René Collin. Jean-François Collin, le neveu, est responsable Ruralité au cabinet du ministre de l'Agriculture.

Faut arrêter de me faire rire avec les concours et les examens dans la fonction publique. C’est la porte ouverte à tous les passe-droits possibles. J’en connais notamment certains, à la RTT, qui n’ont jamais passé le moindre examen mais ont terminé directeur. Mais puisque le nouveau gouvernement wallon le dit, il s’agit d’une époque révolue. Nous verrons…